Vidéo 2025
Sur le plan d’eau, la table et les deux chaises en bambou, symboles d’échange de discussion, semblent inatteignables. On pourrait imaginer une invitation à ce que deux êtres sortis des eaux ou de légendes prennent place sur les planches flottantes de ce théâtre. Ce qui relie cet espace fictionnel est un boot accroché à la berge. Sur la berge, un anneau de céramique, et une légende à lire, gravée dans la terre, céramique narrative sur ce chemin des potiers. e sur la berge, comme un spectateur distant de ce qui se passe sur cette scène à quelques mètres de nous.Il y a deux degrés de lecture de cette installation : d’abord, se laisser happer par le caractère onirique de ces éléments de théâtre, qui font échos dans notre imaginaire individuel et collectif aux légendes locales, et à une rencontre entre deux âmes. Ensuite accéder à une réflexion sur notre monde : l’oeuvre veut ouvrir nos consciences.
Extrait du texte de présentation de l’exposition. « L’artiste dit ici son besoin d’ancrer ses créations dans des valeurs d’accueil de l’autre et de ses différences dans le vivant humain et non humain. On voit bien à quel point l’échange politique notamment à l’heure actuelle est conflictuel. Hartmut Rosa explique que l’accélération des sociétés modernes amène à un rapport agressif à l’autre. Zygmunt Bauman, dans La société liquide, souligne l’état de ballottement, de transition et de passage de nos sociétés contemporaines. La société postmoderne, “société liquide”, est décrite comme des univers sans réelles structures, si ce n’est celle d’un mouvement permanent. Les recherches de Virginie Levavasseur sont en dialogue avec ces réflexions sociologiques, convaincue que le regard des poètes et des artistes peut être une piste à suivre pour lire le monde de manière fraternelle et ouverte, et inventer un horizon d’attente sociétal, collectif et sans heurt. »