L’Aalcôve

Manifeste

Tenir aalcôve, c’est provoquer des rencontres. C’est engager des espaces de création et de monstration, c’est exhaler la candeur d’envies incertaines, c’est ouvrir l’atelier à l’échange et à l’émulation plastique.

Tenir aalcôve, c’est promettre une zone de flou, libre, intime et exaltante qui brasse la naissance des projets : leur gestation, leur conception, leur réalisation.

Tenir aalcôve, c’est croire que des bouts du monde peuvent se mesurer en morceaux de ciel ou d’écume, en ajoncs sauvages, en thés de fenouil, en brioche. C’est percer les frontières pour rendre poreux les champs artistiques, c’est décloisonner, c’est choisir un hors temps d’extraction prolifique.

Tenir aalcôve, c’est pousser l’atelier dans la chambre, c’est s’entêter d’une idée que le temps sans relâche façonne jour et nuit, c’est la lecture et la terre réunies.

Tenir aalcôve, c’est saisir la différence, s’y laisser abymer, s’y étonner et lui sourire ; c’est comprendre son propre accent devant l’accent des autres, sa propre odeur, ses propres jouissances et raisons quand s’adressent les mots de l’autre, inconnu et si proche à la fois de son humanité pleine et complexe.

Restitution de la première résidence Parenthèse sur le géoparc de la Hague, autour du vivant. Installation, travail audio et vidéo de Louise Le Pape.

Vue de la première exposition collective avec Alexandre Daull,  Alexis Defortescu, Thibault Gehanne, Jill Guillais et Johan Van Aerden En attendant que le monde s’écroule, traverser la rivière pour ne pas crever. La terre et le soleil disparaîtront demain.